Livres

No Mammo ?

No Mammo ?

Rachel Campergue

Editeur : Max Milo

Le livre de Rachel Campergue est remarquable : permettez qu'un médecin ait honte qu'il s'agisse d'un non-médecin qui ait écrit cette somme extrêmement documentée. Ce livre est complet, rempli de références lisibles en ligne, et rend compte de l'aveuglement coupable des élites de la santé publique de notre pays. Le livre nous annonce aussi ce qui va nous arriver : une intensification des campagnes grand public in-informatives comme elles se déroulent déjà aux États-Unis. Il serait temps que nous nous réveillions et qu'une enquête indépendante sur les bienfaits et les méfaits de ces campagnes de dépistage soit menée, une enquête qui ne soit pas écrite d'avance par les agences gouvernementales qui, en France, écrasent tout sur leur passage et, notamment, l'esprit critique et l'indépendance d'esprit. Les quelque médecins qui, en France, expriment des doutes, notamment Bernard Junod, risquent, malheureusement, d'être plus rapidement entendus par les citoyens non experts que par les médecins de base englués dans l'idéologie millénariste de la prévention. Lisez ce livre et posez des questions à votre médecin généraliste, à votre radiologue, à votre oncologue.
Bonne lecture.


Dr Jean-Claude Grange, lire son analyse complète de ce livre sur son blog 


http://docteurdu16.blogspot.fr/2011/11/no-mammo-de-rachel-campergue-un-livre.html


 

La peur est au-dessus de nos moyens

La peur est au-dessus de nos moyens

Jean de Kervasdoué

Editeur : Plon

Un Jean de Kervasdoué grinçant qui s'agace et se désole des handicaps que notre société s'inflige à elle-même et qu'elle affiche souvent comme une marque de supériorité intellectuelle sur le reste du monde.
« Croyant se protéger, les Français se terrent et laissent les autres participer à l'aventure scientifique des cellules souches ou des transferts de gènes, sans eux. Ils interdisent l'épandage d'insecticide mais s'en couvrent le corps au moindre bourdonnement. Ils dépensent l'argent qu'ils n'ont pas en dizaines de millions de vaccins contre un virus, certes contagieux, mais peu virulent. Ils invoquent le principe de précaution alors qu'il n'est qu'une conjuration de l'incertitude et se révèle, à l'usage, beaucoup plus onéreux et tout aussi efficace que de brûler un cierge à la patronne des causes désespérées.
« Avec une ostentation prétentieuse, l'esprit des Lumières s'éteint dans le pays qui l'a vu naître. La peur est devenue le seul fondement de toute action collective. »



Cf. revue Mutuelle et Santé n° 69