Articles

Allergie respiratoire : la saison des pollens est ouverte

Alerte aux pollens ! Printemps oblige, la floraison des végétaux libère dans l'atmosphère différents pollens dont certains sont susceptibles de provoquer des réactions d'intensité variée chez les personnes allergiques. Focus sur quelques outils existants qui permettent, sinon d'éviter les allergies, au moins de mieux s'en protéger, notamment en pouvant identifier les zones géographiques les plus à risques.

 

La saison des pollens est ouverte. Principale région concernée en ce début avril, le pourtour méditerranéen où les pollens de cyprès pullulent à tel point que la zone a été classée à risque allergique maximal par le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA).

Cette association, dont le principal objet consiste en « l'étude du contenu de l'air en particules biologiques pouvant avoir une incidence sur le risque allergique pour la population », publie en temps réel sur son site les données relatives aux concentrations des différents types de pollens. De ces données, les experts du RNSA déduisent le risque allergique, en tenant compte également des prévisions météorologiques, de l'état de floraison des végétaux et de l'intensité des symptômes constatés par les médecins chez leurs patients.

 

Un site sur le suivi du risque allergique

Environ 20 % de la population souffrirait d'une allergie respiratoire, estime le RNSA. Principale cause de ce trouble, les pollens des arbres, des graminées ou encore des herbacées, qui au printemps notamment envahissent notre environnement. Ce type d'allergie aurait doublé en dix ans. Elle se manifeste par une rhinite (nez bouché, écoulement nasal, éternuements), une conjonctivite (picotements aux yeux, irritations) voire plus rarement de l'eczéma, une crise d'asthme ou des oedèmes.

Outre les risques allergiques aux pollens des cyprès, le RNSA attire l'attention des allergiques aux pollens des graminées (grande famille végétale – plus de 12 000 espèces – rassemblant notamment les herbes, les céréales et les bambous) qui pour le moment « se cantonnent gentiment sur les bords de l'Atlantique, attendant les bonnes conditions météorologiques et un réchauffement printanier pour bondir sur le reste du territoire ». Autre sujet de préoccupation, la floraison annoncée la semaine prochaine des bouleaux, que les personnes concernées sont invitées à surveiller de près. Le site du RNSA, où l'on peut s'informer du risque pour chaque type de pollen et dans chaque ville, constitue à cet égard un précieux outil.

 

Des applis santé dédiées en pagaille

Les personnes allergiques disposent également d'une batterie d'applications santé développées par les laboratoires pharmaceutiques ou autres éditeurs divers et variés. Le site de DMD santé, une société spécialisée dans l'évaluation de la qualité des applis santé qui s'appuie sur l'expertise d'un panel composé entre autres de professionnels de santé, propose une sélection des meilleures d'entre elles, celles dédiées aux allergies notamment.

Citons par exemple Arbrallergik, qui apporte de nombreuses informations sur les arbres et leur potentiel allergisant. Cette appli est gratuite et disponible sur iPhone, iPad et smartphones Androïd. Dans cette catégorie, c'est celle que les évaluateurs ont jugé la plus intéressante et la plus ergonomique.

Dans un autre genre, l'application I-Pollen développée par les laboratoires Urgo, en partenariat avec le RNSA, informe sur les teneurs de l'air en pollens dans chaque région. L'appli est personnalisable, l'utilisateur pouvant choisir les allergènes auxquels il est sensible. I-Pollen est également gratuite mais n'est proposée que sur iPad et iPhone. Ultime raffinement, cette appli permet également de géolocaliser les pharmacies les plus proches, ce qui peut s'avérer fort utile en voyage, ont jugé les évaluateurs de DMD santé. Sur le site de DMD santé, vous pouvez retrouver l'ensemble des applis santé, celles destinées aux allergiques et les autres, et pour chacune d'elles une fiche détaillée précisant ses caractéristiques et les résultats de l'évaluation.

 

 

Retrouvez cet article en suivant ce lien 

Liens vers la publication    Imprimer